Perpignan, envoyée spéciale.
Closes pendant cinq jours, les grilles de l'hypermarché Continent de Perpignan (Pyrénées-Orientales) ont été rouvertes vendredi matin. A l'exception de l'encadrement, la quasi-totalité des 297 salariés du magasin ont fait grève. Depuis juin 1999, date du mariage avec l'enseigne de Promodès, rien ne va plus. Et celui en préparation avec Carrefour n'arrange rien. Depuis 1970, l'hypermarché de Perpignan de rachat en rachat est passé sans heurts de la culture Mammouth à celle d'Auchan, puis à celle de Carrefour. Auchan, c'était l'époque bénie. «La direction avait organisé des réunions d'information et nous avait associés à l'agencement du magasin», se souvient Georges Garcia, secrétaire du comité d'entreprise et responsable informatique. En mai 1999, arrive Continent et ses méthodes radicalement différentes. Il met les 300 salariés du magasin en congé, le temps que 400 salariés (Continent) dépêchés par le siège réimplantent les rayons.
Congés maladie. «Nous l'avons vécu comme une mise à l'écart», explique Marie-Thérèse Guillerm, déléguée CFDT. De la caissière à l'étalagiste, en passant par les magasiniers et les informaticiens, plus personne ne supporte l'attitude des 25 cadres nommés par Promodès, la maison mère de Continent. «Comment voulez-vous que l'on travaille avec des chefs qui parlent de prendre la cravache pour faire travailler des idiots, rapporte Martine Rodriguez, trente ans d'ancienneté. Ce sont des gens qui ne savent pas dire bonjour




