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Euronext, trois places et un coup fin. Les Bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles renforcent leur position.

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Publié le 21/03/2000 à 23h26

Les patrons des Bourses de Paris, de Bruxelles et d'Amsterdam ont

fait hier le déplacement jusqu'à Londres pour présenter leur nouvelle entité Euronext (voir Libération d'hier). Mais c'est devant un parterre de journalistes venus pour l'essentiel du continent qu'ils ont expliqué les détails de la fusion de ces trois Bourses, où seront cotées 1 300 entreprises. Société de droit néerlandais, le nouvel ensemble sera doté d'un conseil de surveillance de 12 membres, dont le président sera néerlandais, et d'un directoire de 3 membres, présidé par Jean-François Théodore, actuel président de ParisBourse. L'introduction en Bourse d'Euronext est prévue pour fin 2000, et l'intégration technique complète sera achevée au premier trimestre 2001.

L'annonce à Londres, véritable place financière européenne, aurait pu être prise par les spécialistes britanniques comme une provocation, mais il semble à l'inverse que les Anglais l'aient perçue comme une invitation à venir se greffer au trio. C'est d'ailleurs le cas. D'entrée de jeu, les trois nouveaux associés ont déclaré être «ouverts à d'autres partenaires à l'avenir». A Londres, on se veut, au moins officiellement, serein face à Euronext. «Même si la capitalisation boursière d'Euronext représente 2 380 milliards d'euros (contre 2 219 fin janvier: voir graphique ci-dessus), cela n'empêche pas Londres de rester leader. Pour les Britanniques, le véritable concurrent c'est Francfort», explique Nerouan Nyke, consultant financier à la Banque mondi

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