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Libération

Aéroports de Paris: la grève continue. Le mouvement n'a pas grande incidence sur le trafic d'Orly et de Roissy.

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Publié le 11/04/2000 à 0h09

En plein milieu des vacances de Pâques, la tension monte chez

Aéroports de Paris (ADP, 7 800 salariés). Depuis dimanche, à l'appel de la CGT (majoritaire) et de FO, la majorité du personnel des services «escales» de cette société qui gère Orly et Roissy, soit environ 500 personnes, s'est mis en grève pour protester contre l'accord sur les 35 heures signé le 31 janvier. Accord qui ferait, selon eux, la part trop belle à l'annualisation du temps de travail en échange de la création de 400 emplois à temps plein.

Cadres aux guichets. Pour l'instant, le mouvement n'a pas de conséquences dramatiques sur le trafic des trois aéroports. Les enregistrements de passagers ne prennent, semble-t-il, que quelques dizaines de minutes de retard, grâce aux intérimaires recrutés par ADP, qui prie aussi ses cadres sup de pallier l'absence des grévistes derrière les guichets.

Hier, les syndicats étaient reçus au siège d'ADP: «Il ne s'agit pas de négocier maintenant sur le contenu de l'accord puisqu'il a déjà été signé, mais d'essayer de nous faire comprendre et de rassurer nos agents», explique la direction du groupe. «Nous étions venus pour négocier, pas pour bavarder. Nous avons donc aussitôt quitté la table et appelé à la poursuite de la grève illimitée», répond Jérôme Rébille, délégué syndical FO.

Ce matin, lors d'assemblées générales, les salariés d'ADP doivent se prononcer sur la poursuite de la grève. «Nous souhaitons l'abandon pur et simple de l'annualisation du temps de travail. Nous demand

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