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Libération

Vivendi se concentre sur le Net. Les activités «environnement» du groupe sont mises en Bourse.

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Publié le 28/04/2000 à 0h22

Surprise. Jean-Marie Messier, le PDG de Vivendi en avait

soigneusement gardé la primeur pour ses actionnaires, réunis hier en AG à Paris: les activités de «services à l'environnement» (entendre: distribution d'eau, ramassage des ordures ménagères, transports en commun) du groupe seront mises en bourse à hauteur de 30% à 40% du capital «avant ou après l'été». C'est un sacré morceau: 22,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 1999 et 171 000 des 260 000 salariés de la maison. Messier, qui a déjà cédé son pôle immobilier-construction et son pôle électrique américain, s'apprête-t-il donc à se désengager en douceur des vieux métiers qui ont fait la puissance de l'ancienne Générale des eaux? «Pas du tout, Vivendi continuera à contrôler largement le capital de Vivendi Environnement. En outre, l'introduction en Bourse se fera par le biais d'une augmentation de capital qui permettra à cette nouvelle entité de s'autofinancer», explique un proche du PDG.

Vers le Net. Sans en avoir l'air, le grand patron («J2M» pour les intimes) semble mettre la dernière main au recentrage de Vivendi sur le seul créneau qu'il convoite véritablement depuis son arrivée aux commandes en 1996: le multimédia. Le PDG a beau marteler que «l'environnement est un métier for-mi-dable», il ne rêve que de transformer Vivendi en acteur à taille mondiale du Net (avec VivendiNet), des télécoms (Cegetel et ses 9 millions d'abonnés), de l'audiovisuel (Canal + et ses 14 millions d'abonnés) et de l'édition multimédia (

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