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Boucheron dans l'escarcelle de Gucci. En rachetant le joaillier, le groupe italien continue son offensive sur le luxe.

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Publié le 24/05/2000 à 0h51

Dans le cadre de son offensive éclair dans le secteur du luxe, Gucci

s'attaque à la haute joaillerie et s'offre Boucheron. Un peu comme on se paye une bonne tranche de respectabilité dans l'univers du très chic et du super haut de gamme. Après avoir racheté ­ grâce aux milliards de François Pinault ­ la maison française Yves Saint Laurent puis le chausseur italien Sergio Rossi, Gucci grimpe d'un cran et s'installe donc place Vendôme, à la crête du luxe hexagonal. A quelques encablures de la maison Chaumet, rachetée elle par LVMH. Pour mettre la main sur Boucheron, Gucci a certainement dépensé beaucoup d'argent. Mais personne ne connaîtra le montant de cette transaction. On sait seulement que Boucheron devrait afficher 85 millions de dollars de chiffre d'affaires cette année, et que les marges de l'horlogerie-joaillerie sont considérables. Supérieures à 40%. «Terre d'accueil». «Bien que nous ayons reçu des offres très attrayantes d'autres groupes, nous avons estimé que Gucci constituerait la meilleure terre d'accueil pour notre société, permettant à Boucheron d'accéder à une nouvelle étape de son développement de marque de luxe à l'international», a déclaré hier Jean-Claude Le Rouzic, le PDG de la maison. De toute évidence, Domenico De Sole a su trouver les arguments convaincants, ceux qui en espèces sonnantes et trébuchantes ont décidé le groupe chimique suisse Schweizerhall, propriétaire de 100% du capital depuis 1994, à céder Boucheron. Les vendeurs ont certainement prof

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