Quinze fois depuis janvier. Les Espagnols commencent à en avoir
par-dessus la tête des hausses à répétition des prix des carburants. En moins de six mois, le sans-plomb aurait ainsi augmenté de 11,4% et le super de 13,2%. Excédée, l'Union des consommateurs espagnols (UCE), les transporteurs et les syndicats d'agriculteurs ont appelé les Espagnols à se mobiliser. L'UCE a décidé le lancement d'une campagne de boycott des stations-service, le dernier dimanche de chaque mois. Si le projet est sans doute plus symbolique qu'efficace, il constitue un avant-goût de ce qui pourrait attendre d'autres pays européens où sont pratiquées, comme en Espagne, des hausses à tire-larigot. L'Autriche ou l'Italie notamment.
Les consommateurs espagnols ont en tout cas déjà remporté une première victoire, celle d'attirer l'attention de la commissaire européenne à l'Energie et aux Transports. Hier, Loyola de Palacio a en effet déclaré à la télévision espagnole Antena 3 que la Commission européenne suivait de très près «la surprenante coïncidence (entre toutes les compagnies, ndlr) dans les prix des carburants». Cette vigilance a été confirmée à Bruxelles par la porte-parole du commissaire européen à laConcurrence, Mario Monti. Sans référence particulière à l'Espagne, elle a reconnu que, «de manière générale, les compagnies ont plutôt tendance à augmenter leurs prix en même temps de façon un peu étrange». Bruxelles ouvrira une enquête, a-t-elle précisé, si «des indices prouvent qu'il existe une conc




