A Paris, les escroqueries boursières sont proportionnelles à la taille du marché: le plus souvent modestes, compte tenu de la différence de taille entre le palais Brongniart et Wall Street. Ce qui n'empêche pas régulièrement la Commission des Opérations de Bourse, notre gendarme de la cote, d'épingler quelques carambouilleurs passés maîtres dans l'art de faire perdre la tête à des petits actionnaires en mal d'argent facile.
Enquêtes. Comme les responsables restés anonymes de la discrète société Bh Consulting: elle a fini l'an dernier par attirer l'attention des autorités. Ces braves gens démarchaient en France, adressant par courrier circonstancié à "des milliers de personnes", selon un enquêteur, des offres d'achats de produits financiers garantissant des rendements nets mirifiques de 15,5% à 30%... en fonction des montants investis, cela va de soi. Les épargnants ont été avertis par la COB. Et le dossier transmis au Parquet, à toutes fins utiles.
L'appât du Nasdaq. Même style d'embrouille pour une société américaine pompeusement baptisée Management of Environmental Solutions and Technology. En 1999, elle propose par courrier à des petits actionnaires français d'acheter à prix d'ami ses propres actions qui doivent, c'est juré, s'introduire incessamment au Nasdaq, le marché US des valeurs "high-tech". La promesse de plus-values trop belles pour être honnêtes attire la sollicitude de la COB. Qui met en garde les épargnants. Les escrocs se volatilisent aussitôt. La societé est t




