Menu
Libération

Le Brésil sous la pression des lobbies transgéniques

Réservé aux abonnés

Le gouvernement est pro-OGM, mais les tribunaux résistent.

Publié le 10/07/2000 à 2h58

Rio de Janeiro

de notre correspondant

La polémique sur les OGM s'amplifie au Brésil. Vendredi dernier, six ministres (Santé, Environnement, Agriculture...) ont émis une note conjointe qui défend l'autorisation des OGM. "Le gouvernement considère que le Brésil ne peut rester en marge de cette technologie ni d'aucune autre qui soit bénéfique à la population." C'est la première fois que l'équipe Cardoso prend aussi clairement parti dans ce dossier. Elle soutient ainsi les conclusions de la Commission technique nationale de biotechnologie (CNTBIO), organisme fédéral en charge de la sécurité alimentaire, favorable aux OGM.

Etudes d'impact. Les avis de la CNTBIO ont toutefois été régulièrement rejetés par les tribunaux lors d'actions menées conjointement par Greenpeace et l'Institut de défense des consommateurs, farouchement opposés aux OGM. Vendredi, les ministres ont en fait réagi à une nouvelle défaite de la CNTBIO en justice. Le tribunal régional fédéral (TRF) de Brasilia a en effet rejeté un recours introduit par le gouvernement contre une décision du tribunal de première instance, contraire à l'autorisation de planter du soja transgénique de Monsanto et à l'utilisation de maïs transgénique dans les rations animales. Suivant cette décision, l'importation, la culture, la commercialisation et le transport des OGM restent interdits au Brésil. En outre, le tribunal exige la réalisation d'études d'impact des plantations d'organismes modifiés sur l'environnement, avant d'en autoriser

Dans la même rubrique