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Les start-up passent, mais les fichiers clients restent

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Leur utilisation éventuelle par les repreneurs pose problème.

Publié le 11/07/2000 à 3h00

La déconfiture du site de vente de vêtements Boo.com, en mai, rappelle que, sur le Web aussi, certains magasins font faillite. Et, horreur non virtuelle, on liquide une boutique électronique comme un commerce physique. Le tribunal de commerce fait appel à un liquidateur, qui se charge de trouver des repreneurs pour les éléments du fonds de commerce. "Dans une boutique électronique, l'enseigne, c'est le nom de domaine; le bail, c'est le contrat d'hébergement du site par un prestataire technique, explique Olivier Itéanu, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies. Les immobilisations les plus importantes sont incorporelles, comme la propriété intellectuelle du site."

Action en justice. Reste l'élément le plus important, celui qui justifie les valorisations, souvent excessives, des entreprises de l'Internet: le fichier client qui retrace, notamment, les habitudes d'achat des consommateurs. Coordonnées des clients, numéros de carte bancaire, achats effectués et pages consultées... Les sites en faillite et leurs repreneurs diffèrent dans leur manière de traiter ces données.

Aux Etats-Unis, le site Toysmart, en faillite, ne s'embarrasse pas de précautions. Le mois dernier paraissait une petite annonce dans le Wall Street Journal, proposant la vente séparée de son fichier client. Pourtant, sur le site figure toujours cette promesse: "Les informations personnelles soumises volontairement par les visiteurs du site, telles que le nom, l'adresse, les informations relatives à la fa

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