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Libération

Bolloré restructure la banque Rivaud

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Publié le 19/07/2000 à 2h22

Quatre ans de ménage, et ce n'est toujours pas fini. Depuis qu'il a éjecté le comte Edouard de Ribes du vénérable et sulfureux groupe Rivaud ­ banquier du RPR et du CDS ­, Vincent Bolloré, devenu calife à la place du calife, a d'abord manié la hache (pour couper des têtes), et le balai (pour faire le ménage dans les comptes). Voilà qu'il sort son ardoise et son éponge pour «simplifier» les structures financières de cet écheveau aux 127 sociétés holding héritées pour la plupart du second Empire et des colonies.

Et tant pis pour les étiquettes désuètes de ces bijoux du capitalisme de grand-papa qui somnolent au marché au comptant de la Bourse: elles sont vouées à être absorbées. La Compagnie du Cambodge, les Caoutchoucs de Padang, les Mines de Kali Sainte-Thérèse pèsent tout de même plusieurs milliards de francs. Derrière ces raisons sociales se cachent quelque 50 000 hectares de plants d'hévéas, de palmiers à huile, de bananes et d'ananas au Cameroun, en Côte-d'Ivoire, au Kenya et en Malaisie; mais aussi 100 000 m2 d'entrepôts et de bureaux... et de la trésorerie sonnante et trébuchante.

Au terme d'une opération qui va coûter quelque 500 millions de francs à Vincent Bolloré, la Société financière des Terres rouges, l'un des holdings de tête de Rivaud, va lancer deux offres publiques d'achat (OPA) simplifiées et amicales pour contrôler à 100 % des sociétés qui le sont déja à plus de 90 %: l'une sur la Compagnie du Cambodge, l'autre sur les Caoutchoucs de Padang. Une fois la chos

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