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Libération
Interview

«Parier sur Wanadoo c'est miser sur le net»

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Publié le 19/07/2000 à 2h22

Deux bonnes nouvelles pour France Télécom aujourd'hui. L'introduction en Bourse de ses activités Internet réunies dans Wanadoo se présente sous les meilleurs auspices. Le titre sera coté à partir d'aujourd'hui midi à 19 euros l'action. Pour Michel Bon, c'est un succès et une marque de confiance dans son groupe. Le PDG de France Télécom peut aussi se réjouir de voir Deutsche Telekom céder les 24,5 % qu'il détenait dans Wind, opérateur italien de télécom mobile. Cette opération met un terme au différend qui l'oppose au groupe allemand et laisse le groupe français et son partenaire italien, l'Enel, seuls maîtres à bord de Wind.

Dans un climat morose, Wanadoo a réussi son entrée en Bourse. Comment appréciez-vous ce succès?

1,6 million d'actionnaires individuels, c'est exceptionnel. Il y a très peu d'opérations qui réunissent un tel nombre d'investisseurs. Les salariés de France Télécom ont été 80 000 à acheter des actions. C'est énorme également.

Quelle leçon en tirez-vous?

Je distinguerais les institutionnels des particuliers. Les premiers regardent les chiffres, l'entreprise qui leur est présentée. Ils témoignent de leur confiance dans Wanadoo et dans la stratégie de France Télécom dans l'Internet. Ce qui les a également intéressés, c'est l'activité «pages jaunes». Ils trouvent que c'est un élément de stabilisation, de sécurité, dans une affaire Internet. Ils ont aussi de l'estime pour ce que Wanadoo est arrivé à faire sur le marché français. Pour le grand public, les leçons sont

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