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Le Gargantua de l'électroménager devra apprendre à communiquer

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Publié le 07/09/2000 à 4h04

Chez les Nocivelli, l'appétit vient en mangeant. Depuis le début des années 80, cette famille installée près de Brescia a croqué sans coup férir un bon morceau du gratin européen de l'électroménager. Successivement, Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich ­ et maintenant Moulinex ­ ont été avalés. Résultat: un groupe de 18 milliards de francs de chiffre d'affaires annuel, des marques prestigieuses et une sacrée envie de damer le pion au suédois Electrolux et à l'américain Whirlpool, les deux géants de la profession. Chez les Nocivelli, les affaires se font en famille: depuis qu'Angelo, le père fondateur, a lancé une très modeste fabrique de construction électrique dans les années 50, tout se passe entre soi au conseil d'administration. Luigi, l'aîné, est président, épaulé par son cadet Gianfranco (vice-président) et par le reste de la fratrie, Bruna, Paolo et Marco, tous trois administrateurs. Chez les Nocivelli, la discrétion est de rigueur: jusqu'à maintenant, le groupe se refusait à tout commentaire ou à toute indication chiffrée sur sa structure financière. Las! C'en est fini pour le mystère. En fusionnant avec Moulinex, coté au premier marché de Paris, Elettrofinanziaria SA (El. Fi SA, la holding familiale) va se retrouver soumise à la réglementation boursière française. Qui suppose la publication régulière de comptes, de bilans, de perspectives. Un pensum obligatoire qui devrait permettre au marché d'en savoir beaucoup plus sur les comptes de ce Gargantua du robot ménager

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