Après TotalFinaElf (+ 177%), Carrefour (+ 46%) ou la Société générale (+ 27%), Pinault-Printemps-Redoute et LVMH ont annoncé hier à leur tour une progression considérable de leurs bénéfices semestriels, respectivement de + 34,8% et de + 21 %. Ces profits plantureux engrangés dans tous les secteurs par les grosses pointures du business suscitent des convoitises à la mesure de leur ampleur. Plus ils sont gros, plus les appétits s'aiguisent : de l'actionnaire toujours plus gourmand de «création de valeur» et de dividendes sonnants et trébuchants, au salarié qui aimerait bien voir la couleur de l'argent sur sa feuille de paye en passant par le directeur financier obsédé par la bonne mine de son bilan, les candidats à la distribution des profits sont légion.
Les milliards de l'UMTS. «Le rêve d'une entreprise devrait être d'utiliser ses réserves de bénéfices pour investir dans des métiers stratégiques», martèle Agnès de Pétigny, de l'agence de notation Standard and Poors. «Dans le secteur des nouvelles technologies, où la taille est un atout important, l'Europe et la France sont en retard dans leurs investissements. Il y a donc largement de quoi dépenser ses bénéfices», remarque Hervé Gouletquer, économiste au Crédit Lyonnais. France Télécom, Suez-Lyonnaise des Eaux, Bouygues ou Vivendi, en savent quelque chose. Ces quatre poids lourds du CAC 40 ont mobilisé cette année des milliards de francs pour tenter d'obtenir une licence UMTS, alourdissant du même coup le poids de leur endett




