EMI et Time Warner ont mis fin à leur projet de fusion, dans sa forme actuelle. Le groupe d'édition musicale britannique et la compagnie américaine vont revoir leur copie afin de proposer un nouveau dossier à la Commission européenne. «Le retrait de notre demande d'approbation nous laisse plus de temps pour réévaluer les inquiétudes des autorités et chercher des solutions simultanément en Europe et aux Etats-Unis», a expliqué Eric Nicoli, le président de EMI.
Mastodonte musical. Depuis le début de cette affaire, c'est-à-dire depuis le printemps dernier, les experts de la commission de Bruxelles s'inquiètent de la constitution d'un énorme mastodonte de l'édition musicale mondiale, qui ne laisserait plus de place ou presque aux maisons indépendantes. Face aux doutes répétés de Bruxelles, les deux sociétés ont préféré retirer leur demande afin d'éviter un veto définitif de la Commission européenne, qui devait rendre sa décision au plus tard le 18 octobre.
Avec cette fusion, quatre groupes, Time Warner-EMI, Universal Music, Bertelsmann et Sony Music, auraient dominé 80 % du marché européen de la musique, ce qui ne saurait garantir la concurrence. Sans respecter les formes traditionnelles de la commission de Bruxelles, EMI et Time Warner auraient proposé la semaine dernière des concessions importantes pour obtenir le feu vert européen: vendre deux gros labels, Virgin Records (EMI) et Chappell Music (Warner Chapell). Mais ces offres n'ayant pas été formalisées, les autorités europée




