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Le call center se met aux quadras

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Les nouvelles recrues, «plus stables», veulent faire carrière.

Publié le 09/10/2000 à 5h12

P armi les métiers souvent réservés à des étudiants voulant arrondir leurs fins de mois, les différentes fonctions des centres d'appel ont longtemps figuré en tête. Forcé par la multiplication et la spécialisation des hotlines, le secteur rectifie le tir aujourd'hui en embauchant des personnes plus «stables, compétentes et motivées». Ce qui se traduit souvent par un bond dans l'âge des nouvelles recrues.

Faire carrière. Denise Benjioar, présidente d'Addibell Marketing, confirme cette tendance. «Depuis trois ou quatre ans, nous embauchons des personnes de 35-40 ans. Le télémarketing devient un vrai métier et les salariés envisagent d'y faire carrière. Pour les jeunes, les horaires ne conviennent pas toujours, ils vont à l'université, enchaînent les petits boulots. Nous avons besoin de gens à plein temps pour les opérations «business to business» (l'entreprise interroge les entreprises). Par contre on emploie des étudiants pour les opérations «B toC» (appel chez les particuliers en début de soirée).» Sa société emploie 9 personnes en permanence mais près de 200 lorsque des opérations de télémarketing sont en cours. Pour Denise Benjioar, il n'y a pas de secret, les gens s'intéressent à une profession lorsque leur poste peut évoluer et que les salaires sont corrects. «Nous avons choisi de fidéliser nos employés, et cela passe par le salaire. Chez nous, un téléconsultant reçoit entre 8000 et 12000 francs bruts mensuels.»

Une nouvelle génération. Le président de l'Association frança

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