Tokyo, de notre correspondant.
Toujours pas de repreneur et maintenant plus de patrons: Daewoo Motor est en sursis. Hier, ses 135 directeurs ont présenté leur démission collective, officiellement pour accélérer les discussions qui ont démarré lundi entre les créanciers du groupe automobile sud-coréen et General Motors-Fiat. Le tandem américano-italien est en lice pour en prendre le contrôle, après le retrait brutal de Ford le mois dernier. Cette démission a été encouragée par le chef de l'Etat sud-coréen, Kim Dae jung, qui suit depuis des mois le démantèlement de Daewoo, la maison mère de la branche automobile, déclarée en faillite en août 1999 avec plus de 500 milliards de francs de dettes. La plupart des dirigeants de Daewoo Motor devraient être confirmés «à titre temporaire» dans leurs fonctions jusqu'à ce qu'un accord financier soit trouvé avec le duo General Motors-Fiat. Malgré ses très intéressantes parts de marché en Europe de l'Est, en Asie du Nord-Est et en Amérique latine, Daewoo Motor est une affaire à hauts risques que GM et Fiat veulent payer le moins cher possible. Le prix affiché de trois milliards de dollars risque d'être âprement discuté.
Rallonge. En septembre, la firme automobile a demandé une rallonge de 700 millions de dollars à la Korea Development Bank, son principal bailleur de fonds, pour tenir jusqu'en juin 2001. Cette démission collective a sa symbolique: elle signifie que Daewoo et le pouvoir sud-coréen sont décidés à tout faire pour arriver à un ac




