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Libération

Le boeuf tricolore perd la cote

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La Hongrie et la Pologne interdisent les importations de viande bovine française, la Russie les limite.

Publié le 07/11/2000 à 6h16

Déjà interdite de consommation dans un nombre de plus en plus grand de cantines scolaires françaises (lire aussi page 17), boudée par des consommateurs méfiants, la viande de boeuf tricolore n'a pas non plus la cote à l'étranger. Après la Hongrie, le week-end dernier, c'est au tour de la Pologne d'interdire complètement les importations de bovins et de viande bovine française. La Russie, de son côté, a décidé de «limiter» ses approvisionnements de boeuf tricolore en provenance de «neuf départements» dont les noms n'ont pas été rendus publics, vraisemblablement ceux de l'ouest, qui ont connu le plus de cas d'animaux atteints d'ESB. Mais sans prendre de mesure d'interdiction totale. Autant d'embargos qui pourraient s'étendre à d'autres pays, selon une étude publiée par le Centre français du commerce extérieur (CFCE).

330 000 tonnes exportées. Un nouveau coup dur en perspective pour toute la filière bovine: au total, la France exporte chaque année un peu plus d'un quart de sa viande de boeuf à l'étranger, soit l'équivalent de 330 000 tonnes sur une production totale de quelque 1,3 million de tonnes. La Russie, si elle prenait des décisions d'interdiction complète, ferait très mal aux exportateurs français: à elle seule, elle importe tous les ans 48 000 tonnes de viande bovine fraîche ou congelée en provenance de l'Hexagone.

Discipline européenne. En revanche, les plus gros marchés du boeuf français comme l'Italie (88 206 tonnes), la Grèce (72 818 tonnes) et l'Allemagne (48 507 to

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