Menu
Libération

Fortunes et revers des fusions bancaires

Réservé aux abonnés

La Société générale parade. BNP-Paribas déçoit les marchés.

Publié le 18/11/2000 à 6h44

La publication des résultats trimestriels des banques est devenue un exercice obligé si l'on veut plaire aux marchés. Du coup, les patrons d'établissements financiers rivalisent de ruse pour éviter les yoyos boursiers. Se faire voire ou se planquer, à chacun sa stratégie. A la Société générale, c'est Daniel Bouton lui-même qui fait la vente. Le président de la Socgen n'a pas besoin de Carla Bruni pour faire sa publicité (1). Jeudi matin, il présentait les résultats du troisième trimestre: «Le groupe Société générale peut gagner beaucoup d'argent... dans un environnement porteur et favorable.» Le message subliminal est clair, ce n'est pas parce que nous avons raté le mariage avec Paribas que nous allons mal. Au contraire.

Ainsi, le résultat net du troisième trimestre 2000 par rapport au troisième trimestre 1999 a augmenté de 65 %, pour atteindre 494 millions d'euros. Quant à la rentabilité du groupe, elle passe de 20,1 % à 23,2 % sur les neuf premiers mois de l'année. Et comme si le chaland actionnaire n'était pas suffisamment appâté, Daniel Bouton a annoncé une révision à la hausse des objectifs pour 2002. Qui dit mieux?

Les revers de BNP-Paribas. Le bilan est plus flatteur en tout cas que celui de sa rivale BNP-Paribas, qui commence à peine à sortir la tête de sa fusion. Mercredi, la banque de Michel Pébereau n'a pas réussi à convaincre les marchés, en dépit d'un bénéfice net en hausse de 56 %. Le cours a immédiatement été sanctionné, tandis que celui de la Société générale p

Dans la même rubrique