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Après l'ère du chaos, le recadrage

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Europatweb a symbolisé les débordements financiers du secteur.

Publié le 20/11/2000 à 6h44

Investissements tous azimuts, faillites retentissantes, jeunes entrepreneurs glorifiés avant d'être destitués, revirements stratégiques... S'il est une entreprise qui reflète les débuts chaotiques du secteur de l'Internet en France, c'est celle-là. Au fil de ses métamorphoses, Europatweb a symbolisé les débordements financiers du secteur. Aujourd'hui, il en incarne le retour à la raison.

C'est au printemps 1999 que Bernard Arnault fonde Europatweb, dans une relative incertitude quant à son objet, tour à tour présenté comme un «fonds d'investissement» et un groupe industriel. En seize mois, le holding engouffre 3,15 milliards de francs dans une cinquantaine d'entreprises de l'Internet, sous la direction de Chahram Becharat, 32 ans.

Variété. Premier investissement: la création du fournisseur d'accès LibertySurf aux côtés du Britannique Kingfisher (Darty...). Des participations sont prises dans une étonnante variété d'entreprises, la plupart en création (enchères sur le Web, commerce électronique, presse, prestataires de services, paris en ligne...). Un seul point commun: l'Internet. Le poids d'Europatweb dans ces sociétés est tout aussi variable, d'1,2 % dans Netvalue, une entreprise de mesure d'audience sur le Web, à 80 % dans Cassiopee, un prestataire de services informatiques. Le groupe se distingue en développant Zebank, un projet pharaonique de banque électronique, à l'ouverture retardée.

Alors qu'Europatweb embauche une équipe de 70 personnes, ouvre neuf bureaux à l'étrange

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