Berlin de notre correspondante
La fièvre jaune va pouvoir s'apaiser en Allemagne: après plusieurs semaines de matraquage publicitaire couleur canari, la couleur de la poste allemande, la Deutsche Post a fait hier une entrée relativement tranquille à la Bourse de Francfort. Emise 21 euros, l'action a clôturé au même prix après être descendue en cours de séance jusqu'à 20,93 euros. L'action avait été huit fois sursouscrite en raison de la décision du Dax, l'indice de la Bourse de Francfort, d'obliger les grands fonds à l'inclure dans leurs portefeuilles.
Acquisitions. Deuxième entreprise postale européenne à être cotée en Bourse, après le TNT Post Groep hollandais, la Deutsche Post ne sera certainement pas une valeur fusée, ont prévenu tous les analystes. L'ancien monopole d'Etat, fort de 243 000 employés, tire encore 77 % de ses bénéfices de son activité de courrier traditionnel, menacée par la libéralisation progressive du marché européen. Pour compenser, son patron Klaus Zumwinkel a engagé depuis 1990 une stratégie offensive d'acquisition d'entreprises d'expédition pour anticiper le développement du commerce électronique et des activités logistiques.
L'entrée en Bourse s'inscrit dans cette logique: «Pour que la Deutsche Post devienne une entreprise active mondialement, l'Etat doit se désengager, expliquait hier le représentant de son ancien «propriétaire», le ministre des Finances Hans Eichel. Aucun pays n'accepterait que l'Etat allemand dirige un concurrent chez eux.» En mett




