C'est le tarif. Pour une roquette lancée par LVMH, Gucci répond par deux tirs de missile. Face à Bernard Arnault qui dénonce les montants exorbitants de stock-options attribuées «secrètement» à Domenico De Sole et à Tom Ford (respectivement PDG et styliste de Gucci), la maison italienne réplique: après une attaque en diffamation contre le groupe de luxe français, elle débauche, coup sur coup, deux talents de chez LVMH.
Logique. A la suite d'Alexander McQueen piqué chez Givenchy (une des marques couture de LVMH), c'est Thierry Andretta qui passe chez l'ennemi. Cet homme de 43 ans qui fut PDG de Céline (encore LVMH) puis directeur des achats de Louis Vuitton quitte le giron de Bernard Arnault pour devenir vice-président de Gucci. Il sera, au côté de Domenico De Sole, chargé du développement des marques récemment acquises par le groupe italien (Gucci, Yves Saint Laurent, Sergio Rossi, Boucheron).
«Il n'y a rien d'étonnant que les talents d'un groupe aillent se faire embaucher dans le camp d'en face, puisque, désormais, deux pôles du luxe coexistent en France», explique-t-on dans l'entourage de Gucci. Et à tous ceux qui pensent que cette nouvelle défection d'un responsable de LVMH pour Gucci nourrit la guéguerre entre la marque italienne et Bernard Arnault, Domenico De Sole rétorque: «Thierry apporte une incomparable expérience et nous sommes certains qu'il contribuera de manière significative au succès des marques du groupe Gucci.»
Mépris. Chez LVMH, pas de réaction officielle, ex




