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Arianespace appelle l'Europe au secours.

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La société d'exploitation des fusées a perdu 1,3 milliard de francs en 2000.

Publié le 11/01/2001 à 21h41

Si les Etats européens rêvaient de limiter leurs investissements dans les fusées, c'est raté. Jean-Marie Luton, le PDG d'Arianespace, a livré hier le montant officiel des pertes de la société d'exploitation des fusées Ariane. D'abord évalué à 1 milliard de francs (lire Libération du 21 décembre 2000), le déficit d'Arianespace pour l'an 2000 sera finalement de 1,3 milliard de francs. Une somme colossale comparée au chiffre d'affaires: 7,2 milliards de francs.

Tout a commencé le 4 juin 1996 avec l'échec du premier vol de la fusée lourde Ariane -5. Arianespace a redoublé d'efforts pour prouver à ses clients que son système restait le plus «souple» et le plus «fiable» du monde. Arianespace a donc décidé de maintenir la production des bons vieux lanceurs Ariane -4. Depuis quatre ans, et pour deux ans, Arianespace doit entretenir deux sites de lancement et deux équipes au centre spatial guyanais. Ce qui n'était pas prévu au démarrage du programme Ariane -5. «C'était le prix à payer pour rassurer nos clients et ne pas les voir partir chez les concurrents», confie-t-on chez Arianespace.

Financement. Depuis que les Américains se sont mis en tête de prendre des parts de marché dans le secteur des lancements commerciaux, Arianespace est sur les dents. Boeing et Lockheed Martin comptent mettre rapidement sur le marché des lanceurs plus puissants, respectivement Delta 4 et Atlas 5. «Nous n'avons plus que deux ans d'avance sur eux», s'inquiète-t-on dans les rangs de la firme européenne. Alo

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