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Carrefour liquide ses patrons

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L'action baisse? Quatre des neuf membres du comité exécutif France sont congédiés.

Publié le 17/01/2001 à 21h53

La direction, chez Carrefour, ne plaisante pas avec le tiroir-caisse: une épicerie, ça doit gagner de l'argent, un peu plus chaque semestre. Même en pleine fusion avec Promodès, un autre très gros épicier racheté en août 1999. Les sous, ça fait plaisir aux actionnaires, donc c'est bon pour le groupe. Et tant pis pour les irresponsables qui n'auraient pas bien saisi.

Mauvaise humeur. Justement, quatre des principaux caciques de la maison semblent dans ce cas de figure. Et pas n'importe qui: ces quatre-là faisaient jusqu'à maintenant partie du comité exécutif d'Hypermarchés Carrefour France (219 magasins et 50% du chiffre d'affaires consolidé), qui compte neuf membres au total. Les voilà aujourd'hui priés de faire de la place. Jean-Pierre Gilot (directeur général), Didier Richer (directeur marketing), Jean-Marc Lagorceix (directeur financier) et Christophe Le Bret (directeur des services marchands) viennent de faire les frais de la mauvaise humeur de Daniel Bernard, le PDG, et, sans doute, de l'ire des grands actionnaires de Carrefour, notamment la famille Halley, fondatrice de Promodès (12% du capital). Le seul a être sauvé de justesse est Jean-Pierre Gilot, un vieux de la vieille: il est muté auprès de Léon Salto, directeur général France, bras droit de Daniel Bernard. Les trois au tres sont virés. «Ce changement de titulaire pour 4 postes constitue une rotation normale dans un groupe dont les effectifs totalisent 340 000 personnes dans le monde dont 100 000 en France», préci

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