La confusion règne chez Danone, tandis que l'inquiétude monte chez ses salariés. Moins d'une semaine après la révélation de notes internes prévoyant un vaste plan de restructuration de la branche «biscuit» du groupe (Libération du 12 janvier), Frank Riboud, le PDG, a décidé hier de porter plainte contre X: il s'estime «victime d'une campagne de déstabilisation» et veut «déterminer les conditions dans lesquelles certains documents de travail interne ont été communiqués à l'extérieur». Hier, encore, les représentants du personnel et la direction devaient se retrouver à Genève pour un comité de groupe européen qui promettait d'être agité. Rien n'avait filtré de cette séance mercredi en début de soirée: vis-à-vis de l'extérieur, Danone est resté muet sur ses intentions et la teneur des annonces qu'il devrait pourtant faire officiellement dans les heures ou les jours qui viennent auprès des instances concernées.
Tensions. Aujourd'hui, par exemple: un comité central d'entreprise devrait se tenir en début d'après-midi sur fonds de fortes tensions syndicales. C'est ce comité d'entreprise qui pourrait annoncer aux 3 000 salariés européens concernés par la restructuration en préparation les modalités d'un éventuel plan social et une liste possible de fermetures de sites (selon le Monde, 7 usines seraient concernées en France, 3 en Europe). Situation étrange: Danone dément toujours bec et ongles disposer d'un plan aussi abouti dans ses tiroirs: «Il s'agit tout au plus de documents inter




