L'idée paraissait séduisante: regrouper sur un site des demandes d'internautes pour différents produits, avant de négocier des ristournes auprès des fabricants. «Plus vous êtes nombreux, plus les prix baissent.» C'était la devise de Letsbuyit, le numéro un européen des sites d'achats groupés.
Mais, après le français Clust, cédé pour moins de 10 millions de francs à un concurrent, Letsbuyit est aujourd'hui en déroute. Hier, les administrateurs judiciaires de cette société d'origine suédoise ont annoncé le dépôt d'une demande de mise en liquidation.
Implantée dans 14 pays européens, dont la France depuis mars, la société se disait capable de s'approvisionner dans les pays où l'on trouvait les prix le plus bas, pour livrer ensuite les produits aux internautes. «En France, nous avons trouvé un fournisseur de poussettes qui propose des prix inférieurs de 40 % à celui des autres pays», racontait en septembre la dirigeante de la filiale française.
«Masse critique». A l'usage, les sociétés du secteur (à commencer par les pionniers américains) se sont aperçues que le modèle ne fonctionnait qu'à condition de regrouper un nombre très élevé de promesses d'achat. Ne serait-ce que pour obtenir une puissance d'achat comparable à celle de la grande distribution, qui fonctionne sur le même modèle des commandes en gros. «Pour que ça marche, il faut une masse critique d'utilisateurs», expliquait Joël Palix, cofondateur de Clust, peu de temps avant son rachat.
Letsbuyit revendique sur son site près




