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Libération

«La société civile prise en compte»

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ParNicole PENICAUT
Davos, envoyée spéciale.
Publié le 31/01/2001 à 22h19, mis à jour le 31/01/2001 à 22h19

La petite grappe de manifestants qui avait réussi samedi, en dépit de la forte présence policière (et de l'armée), à grimper jusqu'à Davos et qui a été repoussée à coups de canons à eau aura finalement réussi à perturber le Forum économique mondial. Car ces événements ont mis les ONG présentes au Forum dans une position inconfortable. En témoigne ce propos de Peter Eigen, responsable de l'association Transparency International (Allemagne).

«Le Forum économique mondial est une magnifique occasion pour faire passer des messages. De ce point de vue, le thème bridge the divises et tous les débats qu'il y a eu autour montrent que nous, représentants de la société civile, avons marqué quelques points.

«Mais, en tant que représentant de cette même société civile, nous ne pouvons admettre ce qui s'est passé samedi dans les rues. Alors que nous étions à l'intérieur, beaucoup de nos amis étaient dehors, empêchés de manifester et d'exprimer une opinion différente. Nous avions le sentiment d'être dans une forteresse. C'est une situation intenable. On se demande à quoi il sert de discuter de la manière de "combler les fossés" si le dialogue avec la société civile est aussi limité.

«Aujourd'hui, l'émergence de la société civile dans le débat sur la globalisation est devenue un phénomène majeur. Ce forum est sans intérêt pour nous si ses organisateurs ne trouvent pas un moyen d'établir des relations crédibles avec la société civile et ses représentants. Les organisateurs du forum doivent obte

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