Grèves dures, occupations des locaux, agitation syndicale... Chez McDo comme chez Pizza Hut, le récent mouvement contre la précarité témoigne d'une nouvelle prise de conscience des conditions de travail chez les jeunes salariés. Sont concernés les étudiants 40 % sont obligés de travailler pour financer leurs études (1) , et les jeunes sans qualification, qui débutent leur vie professionnelle par des emplois type McDo: des temps partiels payés au Smic horaire (42F de l'heure). La restauration rapide, gros pourvoyeur d'emplois-«jeunes», fait travailler 80 000 personnes, dont 85 % à temps partiel (2). Elle n'est pas la seule. Les centres d'appels, friands d'horaires flexibles et donc d'étudiants, emploient 150 000 téléopérateurs dont 75 % ont moins de 30 ans (3). Toute une partie de l'économie vit grâce à une main-d'oeuvre jeune, flexible, jusque-là silencieuse. Avec la reprise, elle se fait entendre. «Ce sont des enfants de la crise, dit un syndicaliste. Ils ont vu leurs parents chômer ou accepter n'importe quelles conditions de travail. Eux veulent autre chose.» C'est aussi le réveil d'une France «black-blanc-beur»: il suffit de jeter un coup d'oeil derrière le comptoir d'un fast-food pour apprécier la diversité des employés, reflétée par les jeunes leaders syndicaux. Et si Jean Gomez, le DRH de McDo, ne veut voir dans la grève du restaurant Saint-Germain à Noël qu'un «épiphénomène», le mouvement semble plus profond. Pour autant, la révolution des conditions de travail dan
Révolution hamburger
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Une main-d'oeuvre jusque-là silencieuse se réveille. Retour sur le conflit McDo de Noël.
Publié le 05/02/2001 à 22h37
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