L'affaire Executive Life est en train de tourner à la partie de poker menteur entre le Crédit Lyonnais et la justice américaine. Lundi, tard dans la soirée, le procureur fédéral de Californie, Jeffrey Isaacs, chargé de l'enquête sur le rachat de l'assureur californien Executive Life par la banque française, a fait savoir qu'il «n'avait pas prévu» d'entendre Jean Peyrelevade, lors de son prochain voyage aux Etats-Unis. Vendredi dernier, le président du Lyonnais avait reconnu qu'il se rendrait «avant la fin du mois» à New York, pour répondre aux questions de la FED (Réserve fédérale américaine) sur ce dossier. Mais il avait affirmé ne pas avoir reçu de convocation de la part du juge californien, ce dernier ayant engagé une procédure pénale pour «faux et usages de faux».
Parmi les trois procédures en cours à l'encontre de la banque française et de ses dirigeants (civile, pénale et réglementaire), c'est celle du juge Isaacs qui inquiète le plus Jean Peyrelevade. Elle pourrait aggraver sa situation vis-à-vis de la FED. Et elle empêcherait les autorités françaises de limiter les dégâts en négociant directement avec les Américains. «Il paraît évident que la Banque de France est en contact avec la FED et que le gouvernement français s'est rapproché de la nouvelle administration américaine», estime un proche du dossier. Pour le gouvernement français, il ne s'agit pas seulement de sauver, une fois de plus, le Crédit Lyonnais d'un mauvais pas mais aussi de protéger la réputation de la p




