De l'exubérance aux dérapages financiers, l'histoire de «First Tuesday» offre un reflet fidèle de l'évolution du secteur de l'Internet ces deux dernières années. Une histoire qui commence dans un pub londonien, à l'automne 1998. Quatre amis dont le point commun est de travailler dans le secteur se retrouvent pour parler «start-up» et «nouvelle économie». La manifestation se répète le premier mardi de chaque mois. Le cercle s'élargit progressivement et les investisseurs sont conviés pour rencontrer les entrepreneurs avides de financement.
Fichier lucratif. Un an plus tard, «First Tuesday» s'était implanté dans plusieurs pays européens. A Paris, ils sont des centaines à se presser dans les locaux du cinéma l'Entrepôt, dans le XIVe arrondissement. A leur arrivée, les visiteurs se voient remettre un badge dont la couleur reflète leur condition.
Pendant plusieurs mois, «First Tuesday» enfle avec la frénésie financière qui gagne l'Internet. Des attroupements se forment autour des investisseurs. D'au tres se contentent de papoter entre créateurs d'entreprises, de s'échanger des informations ou de nouer des partenariats.
Chaque mois, à Paris, les lieux changent pour accueillir toujours plus de participants. Le 4 avril, c'est le Cnit, l'immense salon des expositions de La Défense, qui est réquisitionné. Ils sont 1800 à faire le déplacement. «On absorbait tous les gens qui voulaient venir», se rappelle Delphine Eyraud, l'organisatrice des rencontres parisiennes. Aujourd'hui, une sélectio




