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Libération

L'âge de raison des entreprenautes

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Publié le 09/02/2001 à 22h44

L'engouement pour les start-up de l'Internet est retombé. Mais on se bouscule toujours devant les «First Tuesdays», ces rencontres aujourd'hui organisées dans cent villes à travers le monde, le premier mardi de chaque mois. Cette semaine encore, une centaine de personnes se pressaient sur un trottoir face à la mairie du Xe arrondissement à Paris. Des créateurs d'entreprises (pastille jaune sur la carte de visite accrochée au vêtement), des investisseurs (pastille verte), des prestataires de services (pastille rouge) rentrent au compte-gouttes. Leur objectif: prendre des contacts, glaner les cartes de visite de partenaires éventuels. Ce mardi, ils étaient plus de 700 à Paris. «Nous avons refusé plusieurs centaines de personnes qui s'étaient inscrites sur le site», précise Delphine Eyraud, l'organisatrice de la manifestation.

Pourtant, tout a changé depuis le printemps. Les entrepreneurs sont unanimes: «On est entré dans une période de glaciation pour les investissements. Aujourd'hui même les bons projets ne trouvent pas de fonds.» (lire page 27) Parmi les créateurs d'entreprises, ceux qu'on appelait les «friconautes» avaient pour seule motivation l'argent facile et le gain rapide. «On assiste aujourd'hui à l'émergence de sociétés normales, des bonnes petites boîtes qui rapportent de l'argent, explique Alec de Changy, responsable d'une société d'investissement et coorganisateur de «First Tuesdays» à Paris. Toutes les entreprises ne veulent pas lever de l'argent et aller en Bour

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