C'est reparti pour un tour de vis social chez Moulinex. Moins de deux mois après sa fusion avec Brandt sous la houlette de l'italien El.Fi (74 % du capital de l'ensemble), les 22 000 salariés des deux maisons qui constituent ce nouveau poids lourd de l'électroménager risquent de plonger à nouveau dans l'interminable tourmente qui secoue Moulinex depuis cinq ans. Cette fois, selon le quotidien la Tribune, 2 200 emplois seraient à nouveau menacés. Soit presque autant que les postes visés par l'ultime plan social décidé à l'automne par Pierre Blayau, l'ancien PDG, qui avait «gelé» sa décision avant de céder les rênes à Patrick Puy. A l'époque, cette suspension du programme de restructuration visait à calmer le jeu avec les syndicats et à faciliter le rapprochement des deux groupes, obtenu à l'arraché après neuf mois de négociations très difficiles.
«Fusion énorme». Aujourd'hui, finies les politesses et les concessions. La nouvelle direction de Moulinex-Brandt ne dément rien. Elle refuse de commenter ces probables suppressions d'emplois et se réfugie derrière son calendrier. «Nous donnerons des précisions sur le plan industriel que nous préparons d'ici à la fin avril, pas avant. C'est à ce moment que nous réunirons un comité central d'entreprise pour lui faire part de nos décisions. C'est une fusion énorme et nous n'avons pas fini d'y travailler», assure un proche du nouveau PDG. Pas de quoi rassurer les salariés. Surtout ceux de Cormelles-le-Royal (Calvados): les 1 100 emplois d




