Loin des feux de la rampe et de l'agitation sociale, Seb est souvent présenté comme un Moulinex qui aurait réussi. Pas si simple. Avec un chiffre d'affaires de 1,8 milliard de francs, Seb est dix fois plus petit que le nouvel ensemble Moulinex-Brandt. Plus petit, donc plus réactif. Championne du petit électroménager haut de gamme, la maison fait des bénéfices (18,5 millions de francs au premier semestre, soit 2,8 millions d'euros) quand Moulinex continue à subir de fortes pertes (261 millions de perte au premier semestre, soit 39,6 millions d'euros). «Seb gagne de l'argent avec ses poêles antiadhésives Tefal et ses fers à repasser Calor et Rowenta. Il est également fort dans les autocuiseurs. En revanche, il n'a jamais été dans le micro-ondes, structurellement déficitaire», commente un analyste. Seb a su aussi se restructurer version «soft» ces dernières années: ses effectifs ont été discrètement réduits de 15% entre 1998 et 1999 au moment de la crise financière russe qui a coûté très cher à Moulinex les ramenant à 12 000 personnes dans le monde. Sans déclencher de tempête sociale. Ensuite, à la différence de Moulinex qui a pourtant longuement hésité, le petit groupe français préfère continuer à faire cavalier seul: «Nous n'avons jamais dit que nous resterons seul. Mais nous ne sommes pas pressés et nous voulons d'abord confirmer notre redressement», déclarait récemment Thierry de La Tour d'Artaise, le PDG de Seb. Enfin, ce dernier compte une longueur d'avance sur Moulin
Seb, plus petit, plus rentable
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Publié le 10/02/2001 à 22h48
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