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Libération

Samsung, le défi coréen du losange

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En rachetant le constructeur, Renault vise le marché local.

Publié le 14/02/2001 à 22h53

Séoul, envoyé spécial.

Après Tokyo et Nissan, Séoul et Samsung Motors. Avec l'annonce hier à Séoul du plan de développement du dernier-né des constructeurs sud-coréens, racheté par la marque au losange en juillet, les divisions asiatiques de Renault sont en ordre de bataille. Tandis que Carlos Ghosn a entrepris avec succès au Japon de remettre sur les rails le géant Nissan, le PDG de Renault-Samsung Motors (RSM), Jérôme Stoll, part, lui, à l'assaut de la Corée. La firme qu'il dirige compte devenir profitable en 2004, avec 100 000 voitures vendues contre 28 000 l'an passé. Et la volonté, d'ici à 2010, d'exporter ses berlines.

Comparé à Nissan, RSM est un nain. Avec 2 886 employés, l'entreprise ne commercialise qu'un modèle, la SM5, et compte un seul site de production : l'usine ultramoderne de Pusan, dans le sud, dotée de deux cents robots dernier cri et livrée clés en main en 1998 par les ingénieurs de... Nissan au PDG du conglomérat électronique Samsung. Qui avait alors fait appel à la firme nipponne pour réaliser son rêve : fabriquer des voitures haut de gamme dans le but de damer le pion à Hyundai et à Daewoo, les colosses automobiles de la péninsule, aujourd'hui mal en point.

Cauchemar. Le rêve s'est transformé en cauchemar. Quelques mois après l'inauguration de l'usine, la crise financière asiatique accule Samsung à s'en débarrasser. Payé, dit-on, 5 milliards d'euros, le site de Pusan, ainsi que tous les actifs de Samsung Motors, seront rachetés l'an dernier par Renault en

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