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Libération

Zebank ouvre un peu tard son non-guichet

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La banque en ligne arrive sur un marché encombré.

Publié le 14/02/2001 à 22h53

Si jusqu'ici le nom prêtait à sourire, ce n'était pas tant pour l'astuce consistant à franciser l'article défini anglais que pour les retards accumulés par Zebank, le projet de banque en ligne financé par Bernard Arnault. Michel Pébereau, PDG de BNP-Paribas, concurrent peu amène, l'avait rebaptisé «Ze retard». Annoncé en janvier 2000, le site n'a finalement vu le jour qu'hier, après une lente gestation de ses systèmes informatiques.

Entre-temps, le projet a con sommé 40 millions d'euros pour la constitution d'une équipe de 140 personnes et les investissements. Entre-temps, surtout, les banques traditionnelles ont peaufiné leurs services web, AGF a lancé sa propre banque à distance et Banque directe, dont le fonctionnement se rapproche de celui de Zebank, a engrangé 24 000 nouveaux clients.

Frustrations. Philippe Jaffré, président du comité de surveillance, accueillait hier les journalistes avec cette explication : «On a construit un pont. Avant de laisser les voitures s'engager, on a fait passer quelques camions de quinze tonnes pour s'assurer que tout fonctionne bien.» Des poids lourds ? «Moi et 700 clients qui ont testé les services», répond-il, avant d'exhiber un chéquier usagé.

Poids lourd en termes financiers, Philippe Jaffré l'est assurément. A 55 ans, il est connu pour ses passages à la tête du Crédit agricole et de Elf-Aquitaine, mais surtout pour les stock-options retirées de son séjour dans le groupe pétrolier.

Philippe Jaffré est donc un client modèle. En ira-t-il de

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