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Libération

Les éleveurs français au bord de l'angoisse.

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Aucune bête malade n'a été déclarée jusqu'ici.

Publié le 01/03/2001 à 23h48

Ils balancent entre l'angoisse et une indifférence soigneusement calculée. Traumatisés par la crise de la vache folle, les éleveurs français de bovins, mais aussi ceux qui font du mouton et du porc, tous cibles potentielles de la fièvre aphteuse, ne savent pas encore à quels saints se vouer face à la nouvelle épizootie. «C'est pas la peine de jeter de l'huile sur le feu. Si on n'avait pas tant parlé de vache folle, on n'en serait pas là aujourd'hui. Même chose pour la fièvre aphteuse», dit ce paysan du Lot qui préfère garder l'anonymat et élève une centaine de truies, dont une était exposée au dernier Salon de l'agriculture, pas très loin d'ovins britanniques. «S'il y avait eu un problème au salon, j'aurai reçu une notification et ma bête aurait été mise sous séquestre. Cela n'a pas été le cas. Je ne vois pas pourquoi je m'inquiéterai pour quelque chose qui n'existe pas chez moi», tranche ce dur à cuire.

Jean Blanc, qui possède des vaches blondes d'Aquitaine près d'Agen, est un peu sur la même longueur d'onde : «J'espère avoir le temps de réagir si jamais on nous signalait un cas de fièvre aphteuse dans le département. J'interdirais toute circulation d'animaux, c'est d'ailleurs la responsabilité de chacun. Et si j'étais invité aujourd'hui à un concours agricole dans la Manche, tout près de la Grande-Bretagne, je n'irais sûrement pas. A la différence de l'ESB, la fièvre aphteuse est si contagieuse que c'est une véritable saloperie pour nous: il n'y a pas d'autre moyen que l'ab

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