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Libération

Auto: le chic français en mal d'export

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Au Salon de Genève, Renault tente de séduire le marché avec sa Vel Satis.

Publié le 02/03/2001 à 23h50

Genève, envoyé spécial.

Il est serein. Debout devant une voiture bâchée, Louis Schweitzer est aussi zen que son stand du salon de Genève, le moins encombré de la manifestation. Le PDG de Renault est venu dévoiler Vel Satis, le nouvel haut de gamme maison. Au passage, il l'a dédié à ceux d'en face, ceux de Peugeot-Citroën: «Vel Satis est la voiture de ceux qui ne veulent pas être prisonniers du conformisme.» Les prisonniers peuvent toujours se rabattre sur la Peugeot 607 ou la Citroën C5, berlines de luxe classiques, mais françaises. Et la nationalité peut s'avérer handicapante. Difficile, au-delà de 200 000 francs (30 487 euros), d'attirer des acheteurs si l'on ne s'appelle pas BMW, Mercedes ou Audi. La Peugeot 605 et la Citroën XM en ont fait l'amère expérience, ne réussissant, en onze ans de carrière, à n'attirer que 200 000 clients chacun, français pour la plupart. De son côté, Renault n'a fait guère mieux. Après la R25 et sa carrière minimaliste, la Safrane ne s'est vendue qu'à 300 000 exemplaires.

Alors, lorsque les trois marques hexagonales ont dû renouveler leurs vaisseaux, elles se sont attachées à faire mieux. Chez Peugeot, la solution s'appelle 607. Sa ligne? Classique. Son objectif? Le même que celui de sa devancière: piquer des parts de marché aux grosses allemandes. Neuf mois après son lancement, l'auto a été produite à plus de 11 000 exemplaires. C'est même la plus vendue dans sa catégorie... en France. Car, dans les autres pays, elle est au fond du classement. A

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