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Libération

Fièvre aphteuse: la grande peur de l'Europe

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Les mesures se multiplient pour prévenir l'infection.

Publié le 02/03/2001 à 23h50

L'épizootie de fièvre aphteuse britannique a donné le coup d'envoi européen d'une impressionnante série de mesures protectrices. Il y a, semble-t-il, urgence: hier, au moins deux nouveaux foyers de fièvre ont pour la première fois été découverts en Ecosse. Un troisième site écossais est jugé suspect. Au total, 29 foyers sont formellement identifiés au Royaume-Uni et en Irlande du Nord. En Eire, une enquête transfrontalière vient d'être ouverte sur l'importation illégale d'un troupeau de moutons venant d'une ferme nord-irlandaise touchée par la fièvre aphteuse.

Massacre. Autant de signaux qui accélèrent partout l'abattage des ovins susceptibles d'être infectés. En Allemagne, près de 400 moutons ont été abattus hier dans une exploitation de Hesse (ouest du pays), quelques heures après leur arrivée de Grande-Bretagne: la veille, des traces de la maladie avaient été repérées dans leur élevage d'origine. Au total, l'abattage allemand s'élève aujourd'hui à plus de 2 000 têtes. Rien à voir avec les 50 000 ovins britanniques et européens que la France s'apprête à massacrer pour éviter que l'épizootie se répande dans l'Hexagone. «Je ne jurerais pas que nous n'aurons aucun cas», a déclaré hier Jean Glavany, le ministre français de l'Agriculture.

Détruire les foyers d'infection, c'est efficace: la guérison est radicale. Prévenir l'infection est une autre paire de manches: toute l'Europe s'y met, donnant la mesure de la panique. Le catalogue des dispositions prises est impressionnant. En

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