Après un feuilleton judiciaire à rebondissements de quinze mois, le site musical californien Napster connaîtra ce soir l'avenir que lui réserve la justice américaine. Les avocats du leader de l'échange gratuit de fichiers musicaux sur l'Internet et ceux de l'industrie du disque présentent aujourd'hui leurs arguments devant le juge fédéral de San Francisco Marilyn Hall Patel. En fin de journée, celle-ci pourrait décider de la fermeture du site «pour violation de droits d'auteur».
Alors que le sort de Napster n'est pas encore réglé, l'affrontement judiciaire s'est durci ces derniers jours entre l'industrie du disque américaine et les tenants de la musique gratuite en ligne. Le RIAA (Syndicat des majors de l'industrie musicale) s'attaque maintenant aux fournisseurs d'accès, sommés de couper les connexions à tous les clones de Napster qui se sont multipliés sur le réseau. Des serveurs dits «Open nap» qui permettent l'échange décentralisé et incontrôlé de fichiers musicaux sur le Net.
Le RIAA, qui a déjà réussi à faire fermer une cinquantaine de ces serveurs aux Etats-Unis (ils seraient 350 dans le monde), s'inquiète devant la profusion, ces derniers mois sur le réseau, de moyens techniques qui permettent la mutation de ces fichiers. Le syndicat, qui ne peut, pour le moment, s'appuyer que sur les lois américaines sur la propriété intellectuelle, applicables au seul territoire des Etats-Unis, a essayé en vain de coincer les développeurs d'un «encodeur efficace de sons». C'est cet in




