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Libération

Crédit Lyonnais: le fax qui embarasse Peyrelevade

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L'affaire Executive Life colle au patron de la banque.

Publié le 07/03/2001 à 23h54

«Une hirondelle ne fait pas le printemps... surtout au mois de janvier.» C'est bien la seule fantaisie que Jean Peyrelevade, président du Crédit Lyonnais, s'est permise hier lors de la présentation des comptes 2000, qui aurait pourtant dû lui mettre du baume au coeur. La banque a gagné 700 millions d'euros (4,6 milliards de francs), soit une augmentation de 27 % par rapport à l'année précédente. Mais ces résultats sont ternis par l'affaire Executive Life au sujet de laquelle Jean Peyrelevade s'est exprimé publiquement hier pour la première fois.

Douteux. Cette affaire est devenue particulièrement menaçante depuis qu'elle a aussi éclaboussé Jean Peyrelevade et l'a conduit à se rendre à New York le 14 février pour s'expliquer devant la Réserve fédérale. La banque centrale et la justice américaine enquêtent sur le rachat de l'assurance californienne et de son juteux portefeuille de junk bonds (littéralement «obligations pourries») réalisé par Altus, filiale du Crédit Lyonnais en 1991. La Maaf et un groupe d'investisseurs français auraient «porté» la compagnie d'assurances pour le compte d'Altus (lui servant en quelque sorte de prête- nom), jusqu'à ce que François Pinault la rachète en 1994. Or, aux Etats-Unis, une banque n'avait pas le droit de posséder une assurance. Les autorités américaines veulent savoir si Peyrelevade a été informé du caractère douteux de ce montage entre le moment de son arrivée à la tête du Lyonnais en 1993 et 1998, date à laquelle la Fed a commencé son e

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