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Libération

LVMH gagne une manche judiciaire

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Un tribunal d'Amsterdam ouvre une enquête sur l'alliance Gucci-PPR.

Publié le 09/03/2001 à 23h57

François Pinault doit l'avoir compris depuis le temps: Bernard Arnault ne renonce jamais. A vrai dire, le PDG de LVMH est de ceux qui ne lâchent jamais le mollet qu'ils mordent. Voilà donc que le géant du luxe français vient d'obtenir de la chambre des entreprises d'Amsterdam l'ouverture d'une enquête «sur les agissements de Gucci lors de la conclusion de son alliance avec Pinault-Printemps-Redoute (PPR) en mars 1999». Pierre Godé, bras droit de Bernard Arnault, célèbre déjà la décision des juges néerlandais comme une victoire. «Le tribunal ne se contente pas de savoir si oui ou non l'alliance Gucci-PPR s'est déroulée dans les règles, explique-t-il. Il réclame une enquête sur la manière dont les choses se sont déroulées chez Gucci lors de la mise en place du plan d'actionnariat des salariés (Esop) et lors de la conclusion de la transaction avec PPR en 1999. Il dit aussi qu'il faut savoir si Gucci a ou non ignoré les intérêts légitimes de ses actionnaires.»

Examen. Dans les semaines qui viennent, cette opération, contestée par le groupe de Bernard Arnault (et qui avait permis à PPR de prendre 42 % du capital de Gucci, ramenant du même coup la participation de LVMH de 34,4 % à 20,6 %), sera copieusement revisitée par trois personnalités néerlandaises: un professeur de droit de Rotterdam, un conseiller juridique, et l'ancien PDG de l'assureur ING. Les trois limiers limiteront leur enquête aux faits situés entre «le début janvier 1999 et le 27 mai 1999». La cour a exclu de l'enqu

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