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Libération

Des vices cachés dans le filet de protection

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Très inquiet, Jean Glavany a appelé hier «au civisme».

Publié le 26/03/2001 à 0h11

Il y a des trous dans le filet du «principe de précaution absolue» antifièvre aphteuse mis en place par le gouvernement depuis le 21 février après la découverte d'un premier cas en Grande-Bretagne. Tout le problème est de savoir où ils sont et qui en est responsable. C'est pourquoi Pierre Cuypers, patron de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles de Seine-et-Marne, où a été découvert vendredi le deuxième foyer de fièvre aphteuse en France dans la ferme de Laurent Pochon à Mitry-Mory (Libération du 24 mars), vient de déposer plainte contre X. Ce qu'avait déjà fait son homologue de la Mayenne lors de la découverte du premier cas de l'épizootie dans l'Hexagone, le 13 mars. «Laurent Pochon n'a pas fait de faute, il a donc bien fallu qu'il existe un trou dans les mailles du filet pour que la contamination passe. Où est ce trou, et donc la faute? C'est l'objet essentiel de notre plainte», a déclaré Pierre Cuypers au journal le Parisien.

300 bêtes tuées. La faute ne semble en tout cas pas, ou plus, imputable à Jean-François Reboux, ce négociant de La Baroche-Gondouin, le village de Mayenne où est apparu le premier foyer de fièvre. Samedi soir en effet, le procureur de la République de Laval (Mayenne) l'a mis hors de cause. Jean-François Reboux était triplement dans la ligne de mire: son exploitation, «L'agneau mayen nais», est à 600 mètres de l'élevage où a été décelé le premier cas de fièvre en France. Il avait importé environ 650 moutons britanniques ava

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