Danone n'échappera sans doute pas à la tempête sociale et politique qu'il redoutait tant pour son image. Le plan quasi définitif de restructuration de la branche biscuit du groupe (Lu, numéro un mondial du sucré) a beau être plus «soft» que ne le laissait penser une étude précédente dramatisée par des fuites gênantes (Libération du 31 janvier), le couperet n'en tombe pas moins sur deux usines sur sept en France: les sites de Calais et d'Evry seront fermés purement et simplement d'ici à la mi-2004. «Notre usine de Calais est enclavée dans la ville même. Il est impossible de l'agrandir. Sa production sera transférée à Cestas et à Nantes. Quant à Evry, nous avions un problème de surcapacité dans un outil industriel vieillissant. Et de toutes nos usines, c'est de loin celle qui a les coûts d'exploitation les plus élevés», a expliqué hier à Paris Jean-René Buisson, directeur des ressources humaines (DRH) de Danone. Pendant ce temps, Frank Riboud, le PDG, se livrait au même exercice à Genève devant le comité d'entreprise européen de sa maison. Lui aussi a dû justifier point par point le cortège de suppressions d'emplois qui accompagne cette restructuration: au total, le propriétaire des biscuits LU va se séparer de 570 salariés en France, sur un total de 4 030 personnes.
En Europe, quatre sites sur vingt et un mettront la clé sous la porte au terme du plan annoncé hier: Beveren (Belgique), Dordrecht (Pays-Bas), Locate (Italie) et Gyor (Hongrie). Les effectifs seront réduits de 1 24




