Menu
Libération

Schulte-Noelle, patron sans paillette

Réservé aux abonnés

En toute discrétion, le PDG d'Allianz a réussi la recomposition de la finance allemande.

Publié le 03/04/2001 à 0h22

Henning Schulte-Noelle est le financier le plus puissant d'Allemagne, et il est aussi le plus discret. S'il a la carrure d'un footballeur, le patron d'Allianz n'est pas ce que l'on peut appeler «un fort en gueule». «Il agit comme un homme d'affaires de la vieille école européenne, préférant l'anonymat à la notoriété, et l'efficacité aux paillettes», notait même Business Week l'an dernier. Depuis qu'il a pris les rênes d'Allianz en 1991, Schulte-Noelle, 58 ans, qui fut un temps avocat, a initié quatorze acquisitions majeures et fait de la gestion d'actifs l'un de ses coeurs de métier. Le rachat de la Dresdner Bank va lui permettre d'accéder au club très sélect des groupes dépassant les 100 milliards d'euros de capitalisation boursière.

Collégialité. Allianz, qui possède de nombreuses participations dans les plus belles sociétés allemandes, aurait pu s'endormir sur son tas d'or. Mais Schulte-Noelle qui a fait l'essentiel de sa carrière dans la maison après avoir étudié le droit en Ecosse et obtenu un MBA (Master of Business Administration) à la Wharton School de Philadelphie, a toujours eu l'ambition de devenir un leader mondial. Son prédécesseur, Wolfgang Schieren, avait, le premier, commencé à extirper Allianz de ses racines munichoises en acquérant des compagnies étrangères. Originaire de la Ruhr, Henning Schulte-Noelle, lui, est l'artisan du décollage européen d'Allianz. Sa recette? Modestie dans l'expression et détermination dans l'action. «Il avance lentement, commente un

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique