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Libération

Les «Marks» donnent de la voix

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Les salariés manifestaient vendredi à Paris.

Publié le 07/04/2001 à 0h25

Des T-shirts noirs fraîchement imprimés: «Je fais partie des 4 390 salariés licenciés par e-mail», d'autres, avec des slogans écrits au feutre, des casquettes vert et blanc siglées Marks & Spencer: les salariés de l'enseigne étaient plusieurs centaines vendredi matin boulevard Haussmann. Venus des magasins parisiens, fermés, de ceux de la banlieue, Vélizy ou Rosny, fermés également, de province, où la plupart des magasins sont restés clos en matinée, comme à Lyon, à Lille ou à Nice, où des rassemblements et des signatures de pétitions ont eu lieu.

Dégoût. Les organisations syndicales présentes (CGT, Sycopa, CFDT, FO, CFTC) avaient rameuté leurs troupes, invité d'autres «licenciés d'office» à venir soutenir les «Marks» et scandé leur refus d'être jetés comme des Kleenex, soumis au diktat des actionnaires. Dans leurs rangs, des «LU» débarqués d'Evry; des «Alstom», venus de La Courneuve, où 322 emplois vont être supprimés; des «André», mobilisés par la fermeture annoncée de 110 magasins et la suppression de 450 emplois.

Ras-le-bol, dégoût, colère, le niveau sonore était à la hauteur du choc subi après l'annonce brutale de la fermeture des 38 magasins M & S en Europe, dont les 18 français, et la disparition programmée de 4 390 emplois, dont 1 833 rien qu'en France. «Il faut faire monter la pression, refuser cette décision tombée du siège anglais sans une once d'égard pour les salariés, avertis de leur sort cinq minutes avant la Bourse de Londres», explique la CGT, rappelant qu'«un

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