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La croissance à bout de souffle

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Les analystes révisent leurs prévisions. Les gouvernements s'inquiètent

Publié le 14/04/2001 à 0h29

Les prévisions de croissance s'obscurcissent en Europe mais aussi aux Etats-Unis. En Grande-Bretagne, alors que le Premier ministre, Tony Blair, prépare les élections générales du mois de juin, l'économie britannique donne des signes d'essoufflement. Jeudi, la Con fédération de l'industrie britannique (CBI), principale organisation patronale, a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2001 à 2 % (au lieu de 2,5 %), en raison de la fièvre aphteuse et du ralentissement de l'économie américaine. Un centre de recherche respecté, le Centre for Economics and Business Research, prévoit que 20 000 emplois pourraient être supprimés cette année à la City. De nouveaux plans de licenciements sont annoncés presque chaque jour. Tony Blair a d'ailleurs téléphoné à la direction de Motorola pour demander à ses dirigeants de revenir sur les projets de sup pressions d'emploi en Ecosse.

A la baisse. En Allemagne, le ministère des Finances a démenti jeudi des informations, selon lesquelles le gouvernement aurait décidé de réviser à la baisse sa prévision de croissance de 2,75 % à 2,25 % en 2001. Dans une interview au magazine der Spiegel, le chancelier Gerhard Schröder a toutefois reconnu, pour la première fois, que la prévision officielle de croissance de 2,6 à 2,8 % cette année serait «difficile à atteindre». Les déclarations du chancelier interviennent après la révision à la baisse, mardi par les six grands instituts de conjoncture allemands, de 2,7 à 2,1 % de leurs prévisions de c

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