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Libération

La Hongrie s'élève contre la fermeture d'une usine Danone

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A Györ, 700 emplois sont en jeu. Le boycott s'organise.

Publié le 14/04/2001 à 0h29

Budapest, de notre correspondante.

Mercredi 11 avril, Bernard Giroud, dirigeant de Danone basé à Paris, est venu en Hongrie négocier les conditions de fermeture de la biscuiterie de Györ, située à 110 kilomètres à l'ouest de Budapest. C'est l'une des six usines condamnées en Europe par le groupe agroalimentaire. En face de lui, un mur: courtois mais ferme, le maire de Györ, Jozsef Balogh, refuse la discussion et lui tend une lettre. «Je ne négocie pas avec Danone sur les conditions de la fermeture des biscuits. Je ne souhaite pas prendre part aux travaux préparatoires. Nous exigeons du groupe qu'il [les] arrête immédiatement et sans condition.» Les représentants de Danone repartent penauds. Depuis, leur agence hongroise de relations publiques a comme con signe de ne plus fournir aucun renseignement à la presse, et tous les appels à Paris restent sans réponse.

Colère. Près de 700 emplois sont menacés à Györ. Danone affirme vouloir rester dans le secteur de la biscuiterie hongroise, un marché qui pèse 450 millions de francs de chiffre d'affaires (68 millions d'euros) en Hongrie, et dont le groupe détient 60 %. Danone contrôle également 35 % du marché hongrois des produits laitiers. Le géant poursuivrait la production des Györi Keks, les Petits-LU locaux, croqués dans toute l'Europe centrale, dans sa deuxième usine, plus moderne, à 80 kilomètres de Györ. Là, la production passerait de 7 000 à 20 000 tonnes et l'établissement reprendrait 270 des 700 licenciés. Ulcéré, le maire de

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