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Libération

Sida: le prix des traitements à la barre

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Reprise du procès de l'industrie pharmaceutique contre l'Afrique du Sud.

Publié le 18/04/2001 à 0h31

Johannesbourg

de notre correspondante

Reprise dans la tension. Ajourné le 6 mars, le procès sur les médicaments génériques antisida, intenté par 39 laboratoires pharmaceutiques contre le gouvernement sud-africain, reprend aujourd'hui. Et reste électrique. Le plus puissant lobby industriel du monde, représenté par l'Association des industries pharmaceutiques (PMA) sud-africaine, a tenté de redresser une image sérieusement écornée, dénonçant, hier, «l'absence de volonté de négocier» du gouvernement qui aurait longtemps refusé des offres de médicaments bon marché. La PMA cherche surtout à légitimer son action contre un pays qui, en 1997, a voté une loi d'urgence favorisant l'introduction de médicaments génériques destinés à soigner ses 4,7 millions de malades du sida, passant outre la législation sur les brevets (Libération du 5 mars). Les ONG ­ qui soutiennent l'action du gouvernement mais prennent leurs distances sur sa façon de mener la lutte antisida ­ ont balayé les arguments de la PMA. «Il est vital que les labos perdent le procès», assure ainsi Oxfam, qui sait l'issue capitale pour d'autres pays en développement (lire ci-contre).

Ristournes. La plus dynamique des associations sud-africaines de lutte contre le sida, Campagne d'action pour les traitements (TAC), devrait apporter rapidement son témoignage. C'est elle qui avait notamment poussé à la suspension du procès, pour préparer un rapport détaillé sur les conséquences d'un accès difficile à des médicaments trop chers. So

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