Menu
Libération

Taux: timide pression sur la BCE

Réservé aux abonnés

Les ministres de l'Union attendent une baisse.

Publié le 21/04/2001 à 0h33

Malmö (Suède), envoyée spéciale.

Va-t-elle baisser ses taux? Depuis quelques semaines, la pression monte sur la Banque centrale européenne (BCE). En vain. Francfort, les yeux rivés sur les chiffres de l'inflation, continue à faire la sourde oreille, et refuse obstinément de bouger. Ce qui commence à énerver quelque peu les Américains, confrontés à une dégradation de la conjoncture, mais aussi les gouvernements européens, qui aimeraient, sans toujours oser le dire, un coup de pouce des banquiers centraux à la croissance.

«Euro fort». «L'inflation est sous contrôle. La baisse des taux est l'impératif du moment», s'est exclamé hier le ministre autrichien des Finances, Karl Heinz Grasser, lors de son arrivée à Malmö (Suède) pour la réunion informelle des grands argentiers des Quinze, qui se poursuit aujourd'hui. Un point de vue partagé par son homologue belge, Didier Reynders, qui a cependant choisi, après quelques déclarations un peu trop intempestives, de s'en tenir à un discours plus prudent. «Nous sommes pour un euro fort dans un contexte économique fort»; «la zone euro est probablement la plus stable de la zone développée», a martelé le président de l'Eurogroupe, cette structure informelle qui réunit les onze ministres des Finances de la zone euro, mais «il appartient à la Banque centrale européenne d'en tirer les conclusions qu'elle souhaite sur le plan monétaire». De quoi rassurer les Allemands, attachés à l'indépendance de la Banque centrale, mais aussi Romano Prodi, le pr

Dans la même rubrique