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Tous unis à Bruxelles

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La CGT et la CFDT, affiliées à la Confédération européenne des syndicats, font passer l'Europe avant leurs différences.

Publié le 23/04/2001 à 0h34

Lobbying, relations bilatérales, euromanifestations... Les syndicats français rentrent peu à peu dans la logique de la construction européenne et, pour l'occasion, transcendent leurs divisions traditionnelles. Même la CGT, pourtant peu portée sur le libéralisme européen, s'est affiliée l'an dernier à la Confédération européenne des syndicats (CES), la principale organisation de travailleurs de l'Union (59 millions d'adhérents). A ses côtés, on retrouve toutes les grandes confédérations françaises: CFDT, Unsa, CFTC et FO qui, à Bruxelles, parlent d'une seule voix. «On commence à avoir une petite expérience européenne, se réjouit Guy Juquel, responsable de l'Espace international à la CGT. Et il faut reconnaître que notre voix seule ne pèserait pas bien lourd.» L'organisation de la CES pousse de toute façon au consensus puisque la majorité des deux tiers est requise pour qu'une décision soit adoptée.

Les frères ennemis. C'est ainsi que la CGT et la CFDT, qui tombent rarement d'accord sur les sujets franco-français, poussent souvent dans le même sens au niveau européen. L'organisation de l'euromanif des salariés de Marks & Spencer à Londres en est l'exemple le plus récent (lire ci-contre). Annie Cauda-Tortay, chargée de mission internationale à la fédération des services CFDT, s'est ainsi peu à peu convaincue des bienfaits de l'Europe syndicale. «Au début, je n'y croyais pas trop. Et puis, à force de réunions et de contacts personnels avec les organisations étrangères, j'ai vu qu

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