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Quatre mille salariés à la moulinette

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Plan de restructuration drastique chez Moulinex.

Publié le 27/04/2001 à 0h36

Du sang et des larmes. En présentant les comptes catastrophiques de Moulinex et le énième plan social qui va avec, tout aussi catastrophique pour les 4000 salariés concernés dans le monde, sur un total de 21 500 Patrick Puy, PDG de Moulinex-Brandt depuis décembre, est parvenu à conserver un ton parfaitement neutre. La charrette est sans précédent dans les annales de Moulinex et de Brandt, fusionnés cet hiver sous la houlette de l'italien El. Fi: Pierre Blayau, l'ancien PDG de Moulinex qui passait pour un «boucher», avait viré 2 600 personnes en 1996 et se préparait à en remercier 2 000 de plus avant de jeter l'éponge.

Fermetures. Cette fois, sur le nombre d'employés concernés par la restructuration, plus de 1500 sont français. Ils devront partir ou trouver du boulot dans d'autres usines de la maison, après la fermeture des trois sites français condamnés: celui de Cormelles-le-Royal (Calvados), spécialiste des micro-ondes, 1 100 emplois ­, celui d'Alençon (Orne), où se fabriquent cafetières et fers à repasser, 1 100 emplois et celui de Lesquin (Nord), réfrigérateurs et congélateurs, employant 670 personnes. Le couperet est tombé encore plus sèchement en Pologne, sur l'usine de Wroclaw, rachetée par Moulinex en 1999 (1 700 suppressions d'emplois sur 3 850 salariés), mais aussi en Irlande à Thurles (260 salariés) qui sera fermée. Ainsi qu'à Saõ Paulo au Brésil (208 salariés). A entendre Patrick Puy, tout semble à refaire, les modes de production, les sites et la gamme. «Mille ci

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